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L’Iceberg ou ce que j’ai appris grâce à ITyPA

Three Airmen participate in dog-sled expedition

Quand j’ai pris le volant du MOOC ITyPA après une saison en tant qu’animateur (il est important à préciser que je n’ai toujours pas mon permis de conduire), j’avais une idée assez précise mais très naïve d’à quoi allait ressembler le troisième opus de ce MOOC historique. Évidemment, la réalité est tout autre.

J’étais sous l’impression que j’aurais la possibilité de voir facilement ce qui se passait dans la communauté du cours. Au cours des deux derniers mois, je me suis rendu compte qu’il y a des parties visibles d’ITyPA, des parties moins visibles mais bien existantes et des parties invisibles. Face à la production intéressante mais fluctuante de la partie visible d’ITyPA, nous avons cherché à savoir ce qui se passait dans les parties de l’iceberg sous le niveau de l’eau et ce qui nous avons découvert nous a surpris et profondément transformé notre vision du “cours”.

Reprenons, ces trois parties et regardons ce qu’on trouve à l’intérieur :

  • Ce que l’on voit…

On voit des centaines de participants qui suivent de près ou de loin le dispositif du MOOC, qui interagissent avec le contenu du MOOC et les productions des autres participants, qui partagent et échangent des contenus, des outils et des pratiques et qui font de belles propositions de co-construction. Vous êtes encore plusieurs centaines à suivre le cours aujourd’hui.

  • Ce que l’on ne voit pas tout de suite…

On voit des personnes qui sont dans le mouvement d’ITyPA, qui partagent des ressources et qui rentrent dans les échanges sans forcément les identifier au cours ITyPA (via le hashtag #ITyPA). Ces participants, pour certains des participants aux saisons précédentes du MOOC ont quelque part dépassé le contexte du cours et interagissent dans un espace intercommunautaire.

  • Ce que l’on ne voit toujours pas…

On ne voit pas ce qui se passe pour tous nos apprenants. Pour vous donner un exemple, je me suis amusé à regarder les participants qui se connectent à la plate-forme du cours. Environ un tiers des personnes qui se sont inscrits au cours sur Speach.me n’y sont pas retournés depuis le début du cours le 10 octobre 2014. Parmi ces personnes déconnectées de la plate-forme, on voit des noms très familiers de participants qui sont très actifs dans d’autres espaces du cours, notamment sur les réseaux sociaux.

Sur ce sujet, j’ai eu un échange très pertinent avec Christine Vaufrey, Maryline Bodin et François Duport sur Twitter où Christine nous a rappelé l’importance du ‘Lacher Prise’ (Voir échange #proxetdis sur Twitter le 23 octobre 2014). J’ai dû apprendre à ne pas vouloir ou pouvoir tout voir ou tout contrôler. Chaque personne développe sa manière d’aborder le cours et son contenu, les chiffres, les publications et les hashtags nous donnent des indicateurs de ce qui se passe chez les apprenants mais ne peuvent jamais rendre compte de la diversité des participants au cours et de leurs pratiques.

D’ailleurs, par les échanges entre l’équipe d’animation de cette année et les équipes des éditions précédentes, nous sommes en train de mieux nous rendre compte que plus qu’un simple cours, ITyPA est une communauté qui grandit et se nourrit d’une saison à une autre et voilà où réside la spécificité du cours/communauté et sa capacité à évoluer et à se pérenniser.

Vous aurez compris par cet article qu’une quatrième saison d’ITyPA est tout à fait souhaitable et envisageable mais pour l’instant nous ne sommes pas au bout de cette troisième édition. Profitons de cette “dernière” semaine pour explorer les faces visibles comme les faces cachées d’ITyPA pour mieux construire les avenirs de vos EAP mais également de la communauté itypienne !

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5 thoughts on “L’Iceberg ou ce que j’ai appris grâce à ITyPA”

    1. Merci Anne. Vous etes active sur tous les réseaux et comme les participants dont je parle dans l’article, votre EAP rayonne bien au delà d’ITyPA. C’est surtout moi qui vous remercie 🙂

  1. Simon, merci de ton engagement. J’ai une remarque pourtant, même si Itypa est connectiviste, je pense que l’engagement des animateurs pourrait être plus important, par exemple sur la Communauté Google +

    1. Merci Marie. Effectivement, nous sommes arrivé un peu au même constat. Il est difficile de jongler entre l’animation du cours, des communautés et d’être toujours dans la production de contenu. Déborah en parle dans son blog : https://audece.wordpress.com/2014/12/08/itypresque-noel/ Nous avons fait des efforts depuis deux semaines pour trouver une meilleure équilibre et ce sera un point de vigilence pour la prochaine saison. En tout cas, merci pour toutes les billes que vous avez partagé avec la communuté 🙂

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